Ce type de collaboration était fréquent dans le monde du tire-bouchon. On sait ainsi que Vaillat fournissait des cloches et hélices aux Fils de M. Coville en 1969, comme le montre le courrier suivant :
Histoire et histoires, petites ou grandes, des tire-bouchons, des bouteilles et des bouchons et de leurs amis
lundi 4 mai 2026
LES TIRE-BOUCHONS DE LA TOURNERIE VAILLAT
Ce type de collaboration était fréquent dans le monde du tire-bouchon. On sait ainsi que Vaillat fournissait des cloches et hélices aux Fils de M. Coville en 1969, comme le montre le courrier suivant :
lundi 27 avril 2026
DEUX EXEMPLES D'ÉLECTROLYSE APPLIQUÉE AU NETTOYAGE DE TIRE-BOUCHONS
Amis blogueurs, bonjour !
Le premier était vraiment endommagé entre poignée vermoulue et acier rouillé. Mais la forme en "bobine" du sommet de la cage me parlait. Alors j'ai eu envie de le restaurer.
Le voici avant et après électrolyse. Précisons que j'ai dû le brosser et le polir, avant de le doter d'une nouvelle poignée tournée par un ami :
jeudi 23 avril 2026
DE XÉRÈS À PARIS : LE VOYAGE D'UNE BOUTEILLE
Amis blogueurs, bonjour !
-/-
La forme qu'on m'a donnée, viatique pour le voyage
On m’avait marquée d’un mot simple : Xérès, avec ces accents étranges pour qui est espagnol, des accents bien français, posés là pour être lus ailleurs. Ce mot n’était pas celui de mon origine. Là-bas, on disait Jerez.
Mais moi,
dès ma naissance, j’étais promise à une autre langue.
Mon fond est ferme, le cul bien pris. Mon col, bien dégagé, est cravaté d'une bague simple. Des bulles, comme paillettes, atténuent une tenue trop austère.
Mais rien d’orné. Je ne suis pas une pièce d’apparat.
Je suis mieux que cela. Je suis une forme aboutie.
La traversée
Dans la cale, au milieu des barriques et des caisses communes, notre petit groupe se distinguait, marqué Jerez, Sherry ou Xérès. Quelques dizaines de bouteilles seulement, partageaient l'appellation : Xérès. Non pas Jerez ou Sherry, mais cette forme française, destinée aux négociants du Havre, de Rouen, de Paris qui savaient reconnaître, derrière ce mot, un vin à part.
Un vin qui voyage bien. Un vin que l’on sert autrement.
Cadix, Huelva, Lisboa, Porto... les marins égrenaient les noms des ports, se racontaient les aventures, bonnes ou mauvaises, exagérées souvent, vécues là.
Et c'est à Porto que fut complétée la cargaison : des cousines nous rejoignaient le temps de notre voyage. Elles poursuivraient vers le négoce londonien.
Souvent la mer était si forte que le roulis me faisait heurter mes voisines.
Je ne manquais pas de m'en excuser auprès d'elles, mais surtout je tins.
Mon corps solide conservait sa stabilité dans le désordre. Mon verre absorbait sans rompre.
C'est que même si nous n’étions pas nombreuses, nous étions attendues.
Certaines
furent prises — celles dont la présence appelait des comptes, ou dont la valeur
justifiait qu’on les remarque. Car nous ne méritions pas toutes la même attention
: quelques-unes, parmi nous, portaient un vin dont la destination ne laissait
guère de doute.
-/-
Le Havre
Le matin
était gris lorsque nous entrâmes au port du Havre.
Une
lumière plate, des grues, des quais déjà animés. Le vapeur accosta sans
cérémonie. Le capitaine était pressé de poursuivre sa navigation vers l'Angleterre.
On déchargea vite. Je fus
tirée de l’ombre.
Pour la
première fois depuis mon départ, mon titre réapparut : Xérès.
Un homme
le lut sans s’attarder. Il
savait. On ne
discuta pas.
Car moi,
j’étais attendue plus loin.
J'allais remonter la Seine jusqu'à la capitale.
Je passai d'une gabarre à une charrette, avant de trouver place dans un entrepôt parisien où des parfums de bois et de vin remplaçaient les vapeurs des embruns. Autour de moi, d’autres bouteilles, d’autres vins —
mais pas tout à fait les mêmes usages.
... Un grand capitaine s'éprit de moi, me promit le bonheur.
Et c’est peut-être cela, au fond, qui justifie qu'un siècle et demi plus tard l’on me garde.
-/-
Croyez que c'est un narrateur convaincu qui a retranscrit ces propos.
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