mercredi 31 décembre 2025

VOEUX 2026, SIX INSOLITES ET SIX MEILLEURS TIRE-BOUCHONS 2025

 

Amis blogueurs, bonjour et bonne fin d'année 2025 !


J'espère que vous vous en êtes rendu compte par vous-même... tant ça a influé sur notre vie quotidienne ! Et que vous avez aimé ?
Vous vous rappelez ? 2025 était une "année carrée parfaite" :
Le nombre 2025, m'avait dit mon copain "prof de Maths", est en effet le carré de la somme de tous les chiffres du système décimal : 
(0 + 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9)² = 2025. 
Et c'est aussi la somme des cubes de tous les chiffres du système décimal : 
(0³ + 1³ + 2³ + 3³ + 4³ + 5³ + 6³ + 7³ + 8³ + 9³) = 2025.

Et dire qu'on va perdre tout ça !... et que 2026 ne rime à rien !!


Mais bon... bonne année 2026 quand même à tous les blogueurs !


Comme chaque année, je vais partager avec vous mes six meilleurs tire-bouchons trouvés en 2025, mais d'abord, comme l'an dernier, vous proposer mes "Six insolites 2025".


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"Six insolites 2025"


Les objets insolites m'attirent comme autant d'aimants : en voici six que je vous laisse essayer d'identifier (le premier et le dernier ont été présentés récemment sur le blog).





1. Tube en bois se terminant par deux disques creux. L'instrument mesure 17,5 cm de long. Il n'a pas sa place en cuisine... 

2. Structure ovoïde en fil de fer, avec petite ouverture et crochet à la base. Il a sa place en cuisine...

3. L'objet est tout en fer et enferme...

4.Une couronne en fer plat, une lame pivotante courbe. Lui a sa place en cuisine, tôt le matin...

5. L'élégance d'un oiseau, deux lames en tête, une en queue. Mais lui n'a plus sa place en cuisine...

6. Celui-là dansait jadis pour mesurer...


Ces "Six insolites" ne vous résisteront pas longtemps : j'espère que vous m'enverrez vos propositions détaillées à l'adresse mail du Blog :
leblogdestirebouchons@gmail.com
Et vous pouvez aussi m'envoyer vos "Six insolites 2025" si vous le voulez !


Et maintenant, les tire-bouchons...


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Mes "Six meilleurs 2025"


2025 était une année carrée parfaite, mais pour moi ce fut aussi "l'âge du bronze" ou du moins... des poignées en bronze :





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A l'année prochaine pour de nouveaux articles sur l'Histoire et les histoires, petites ou grandes, des tire-bouchons, des bouteilles et des bouchons et de leurs amis : nous allons poursuivre l'aventure encore un peu !



M


vendredi 26 décembre 2025

ENIGMA N° 86 : TIRE-BOUCHON JP, J.C.P., J.H.P. ... SUITE ET FIN (?)

 

Amis blogueurs, bonsoir !


Les membres du Club Français du Tire-Bouchon ont reçu leur cadeau de Noël, L'Extracteur n° 117.
Un vrai plaisir : la revue, comme toujours, est de grande qualité !



L'Extracteur n° 117 - décembre 2025


Mais ce numéro apporte aussi un éclairage certainement définitif sur notre 

Cf. aussi, notre second article :

Rappelons que le sujet concernait le marquage d'un tire-bouchon appartenant à un lecteur assidu, François Touzin :




PARIS J.C.P. sur une face


J.P. Bté S.G.D.G. et couronne, 
le tout inscrit dans un cercle dentelé


Nous en étions arrivés à conclure que ce tire-bouchon avait été fabriqué par Jacques Pérille pour Jules Piault entre 1876 et 1879.
Mais nous n'avions pas plus réussi à découvrir qui se cachait derrière le "C" de J.C.P., qu'à expliquer de façon définitive le "H" de JHP.


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Jacques Courcelles Pérille


Dans un article qui vient de paraître dans L'Extracteur, Daniel Jallageas, membre du C.F.T.B., spécialiste de Pérille, et certainement lecteur du Blog des tire-bouchons, nous apporte les réponses : 
- Daniel a su trouver que Jacques Pérille se faisait parfois appeler Jacques Courcelles Pérille, marquant même ses manches à gigot des lettres J.C.P. : cette explication est une véritable avancée ! Jacques Pérille ajoutait au sien le nom d'une personnalité du berceau familial, Joigny, sans que ne soit établi le lien familial. 
C'est sous ce nom qu'il signe comme témoin au mariage de son frère cadet Benjamin Pérille en 1867, ou à celui de sa belle-sœur Mathilde Regniaud dix ans ans plus tard. 



Mariage de Mathilde Regniaud, belle-sœur de Jacques Pérille.
(Document retrouvé par Daniel Jallageas).


Et c'est encore ce même nom qui est utilisé dans son avis de décès en 1903...  
J.C.P. correspond, à n'en pas douter, à Jacques Courcelles Pérille !

- Et cette découverte renforce évidemment l'hypothèse que le "H" de JHP puisse correspondre à l'initiale du nom de jeune fille de sa mère, Madeleine Hattier... 
JHP correspondrait à Jacques Hattier Pérille !

Merci à Daniel Jallageas !


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Les tâtonnements de Jacques Pérille en matière de marquage en témoignent, il cherchait à identifier au mieux ses fabrications.
- Le marquage "EXPOSITION" de son tire-bouchon à hélice en 1876, trop circonstanciel, n'était ni satisfaisant, ni durable.
- Le cercle dentelé et les initiales J.P. de Jules Piault l'auront vraisemblablement inspiré, comme en témoigne l'utilisation ultérieure du cercle dentelé, sauf qu'il lui était évidemment impossible de reprendre ces deux seules lettres "J" et "P", d'où probablement le "J.C.P."
- Le "compas d'or", enseigne de sa quincaillerie, a remplacé avantageusement la couronne de Piault.
- Et les trois lettres soudées "JHP" sur les indications mêmes de Jacques Pérille ne pouvaient appartenir qu'à lui !



Dépôt de marque du 26 février 1879 (INPI)

"La dite marque se compose des lettres J H P groupées comme ci-contre et pouvant être reproduites seules, ou en combinaison avec un cercle, un compas, etc ... etc".


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Il me reste à remercier tous ceux qui se sont efforcés de résoudre cette énigme, particulièrement François Touzin, Lionel Belhacène, Bernard Devynck et bien sûr Daniel Jallageas !



M






lundi 15 décembre 2025

DERNIÈRES BROCANTES 2025 : OBJETS HÉTÉROCLITES ET INSOLITES



Amis blogueurs, bonsoir !


Je ne sais pas quelle est votre façon de chiner, mais je peux vous confier qu'en ce qui me concerne :
- je n'imagine pas de week-end sans brocante,
- j'aime les objets insolites autant que les tire-bouchons,
- je cède parfois à des achats un peu compulsifs,
- et surtout j'ai la perpétuelle angoisse de revenir bredouille...

J'espère que ces aveux déculpabiliseront ceux d'entre vous qui partagent ces menues manies !

Alors, en ce mois de décembre 2025 où les brocantes deviennent rares, remplacées qu'elles sont par des bourses numismatiques, philatéliques, militaria, multi-collections, bourses solidaires, bourses aux jouets ou de puériculture, il faut "faire flèche de tout bois" !


Voici donc les résultats de mes ultimes chines de l'année 2025, entre petites brocantes lorraines, ressourceries et autres vide-maison...


DES OBJETS HÉTÉROCLITES ET INSOLITES !





Je vais vous en parler un peu mais, par jeu, je vais vous laisser aussi identifier quelques-uns de ces objets.


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Dans la cuisine et... ailleurs :




Vous reconnaissez sûrement deux anciens batteurs à œufs agissant par transformation d'un mouvement longitudinal en mouvement circulaire.
Le second n'a pas de nom connu, mais le premier porte celui d'une œuvre musicale très célèbre : le connaissez-vous ?

Le dernier objet, en bas, est un petit tube en bois se terminant par deux disques creux. L'instrument mesure 17,5 cm de long. Il n'a pas sa place en cuisine... 
"Qu'entendez-vous par là ?" me direz-vous... je vous laisse trouver !


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Pour tous les goûts...




Ce n'est pas une charade, mais :

Mon premier est exotique et sert à tailler.
Mon deuxième, marqué Christofle, sert à serrer.
Mon troisième dansait jadis pour mesurer.

Les reconnaissez-vous ?


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Plus classique enfin...




De gauche à droite :

Une percette marquée GUINOT et gravée d'un as de pique (mal marqué).




Un marteau un peu "cheap", à tête de bronze et manche creux en matières composites, faisant décapsuleur et dissimulant un tire-bouchon marqué ENGLAND.

Un tire-bouchon, australien ou anglais, à la poignée de corne, avec casse-cire, marqué peut-être d'un symbole animal et de + + LOCKWOOD.





Enfin, le PARFAIT, tire-bouchon français à levier crémaillère, breveté par Victor Rousseau en 1905 et repris par Crédot : ce très bel exemplaire est la version M.F.A.P., en bronze nickelé et poignée en forme de chapeau de gendarme.





Mais les tire-bouchons, vous connaissez !


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Voilà. 

Je m'engage - je n'ai pas d'autre choix, je crois - à ne plus chiner cette année !

En attendant, j'espère que vous identifierez tous ces objets et que vous donnerez vos réponses en commentaire de cet article.



M

dimanche 7 décembre 2025

SOLUTION DE L'ENIGMA N° 88 : TIRE-BOUCHON ? NON, UN ÉQUARRISSOIR "MF GRENADE ST-ÉTIENNE" !

 

Amis blogueurs, bonsoir !


Voici très certainement la 

SOLUTION DE L'ENIGMA N° 88 : 
PAS UN TIRE-BOUCHON, UN ÉQUARRISSOIR 


Redonnons des photos de l'objet énigmatique proposé par Gérard Rousselle :







Description : un outil en acier, long de 180 mm, avec poignée fuselée en "T" et axe de section hexagonale, dont l'épaisseur diminue régulièrement de 13 mm en partie haute, jusqu'à 4 mm en partie basse. Cinq des six faces sont légèrement striées longitudinalement, la dernière l'est en oblique par rapport à l'axe.
L'outil travaille manifestement par rotation de la poignée.
Il est marqué d'un logo de la Manufacture Française d'Armes (d'où la grenade...) et Cycles de Saint-Étienne, logo utilisé entre les deux guerres.


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Vos propositions


- Plusieurs d'entre vous se sont réfugiés dans la fantaisie : une "gouge pour fromage trop dur", un instrument destiné à "sortir les vers du nez", un "tire-bouchon éméché"...

- Plus sérieux, Paolo nous propose,depuis l'Italie : 
"Mi sembra un alesatore per un foro conico. Da piccole botti per inserire cannelle con filettatura conica. Attendo altre ipotesi. Saluti."
Un alésoir conique, donc.

- Gauthier confirme la proposition de Paolo et m'envoie une photo d'un alésoir moderne :


Alésoir conique d'atelier


- Mais en fait, le mot de la fin (ou presque ?) revient encore une fois à notre ami Bernard Devynck. 
Il a retrouvé notre outil ou quasiment :
"Voici un scan de la page 863 d'un catalogue de la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint-Etienne, non daté mais très probablement début XX°. 
En haut de page, à droite, on a bien le sigle avec la grenade. 
En bas  de page : chapitre poinçons - pointes à ferrer - équarrissoirs : la référence 1294  présente une forte ressemblance, mais par contre il s'agit d'un outil à 8 pans."




Je précise seulement que ce modèle n'apparait pas - ou plus - dans le catalogue, édition 1936.

Gérard Rousselle et moi étions sur cette même piste : un équarrissoir, soit une sorte d'alésoir utilisé pour agrandir un trou dans une plaque de métal.



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Qui nous retrouvera le modèle "MF" à six pans ? Et qui pourra dater le catalogue de Bernard Devynck ?
Merci à tous.



M


mardi 2 décembre 2025

PUCES DE METZ : LES TIRE-BOUCHONS SONT DE RETOUR !



Amis blogueurs, bonjour !


Puces de Metz, au Parc des expositions, ce samedi 29 novembre 2025.

A la diète hélixophile depuis trop longtemps, j'étais devant les portes, bien avant leur ouverture ! Pas tout seul : des dizaines de chineurs m'avaient devancés !




7h : ouverture et, ruée vers le grand hall.
Au premier plan, les professionnels déballent tranquillement... ils ont déjà fait leur marché "au cul du camion", deux heures avant l'ouverture au public. 
Au fond, les particuliers, parqués dans leur secteur, accueillent les premiers chineurs, déjà nombreux. 
Autour de moi, j'entends parler luxembourgeois, italien, allemand, anglais (des étatsuniens stationnés dans la proche Allemagne) et, moins facile à situer, des langues est-européennes et même asiatiques : l'acheteur de carillons remplira encore sa remorque ce matin !
Le téléphone portable, entre Google Lens, affichage des prix et traduction des dialogues, est partout.


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Chiner à Metz c'est, pour moi, rencontrer beaucoup d'amis, avoir un mot gentil pour chacun, chacune de ces brocanteurs connus depuis des lustres, soigner ses contacts, en établir de nouveaux, chahuter un peu, parler santé, famille...
Je n'avance pas vite !

Mais bon... un Marco me dit qu'il a gardé trois tire-bouchons pour moi : je ne peux que lui acheter.

Roland, marri d'avoir laissé tomber son baromètre acheté deux heures plus tôt et d'en avoir cassé la vitre, me le brade à tout petit prix (et moi j'achète sans même savoir si je pourrais le restaurer !).

Josiane me vend un maillet qui serait celui d'un franc-maçon.

Richard, jovial Alsacien, me montre quelques tire-bouchons trop basiques et pour me consoler me fait l'article : "regarde cette pince ancienne qui servait à ouvrir les boîtes de sardines avant l'invention de la languette et de la clé"... C'est le moment que choisit opportunément son aide pour retrouver un tire-bouchon Burel : je repars avec la pince et le Burel !

Christine me vante son "caducée des pharmaciens"... trouvé en Meuse dans une maison où il servait de... cendrier ! Je suis bon à faire !

François ouvre une bouteille, Fabrice coupe le saucisson... Joyeux moment !
Je finis quand même par repartir.

Deux tire-bouchons corne et laiton semblent m'attendre, abandonnés sur un stand délaissé par son propriétaire, mais confié à la bonne garde de ses voisins... L'homme finit par revenir, j'achète.

Un autre Fabrice et son épouse Patricia, amis belges, apparaissent tout aussitôt et ma promenade se finit avec eux devant un café...


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Bilan :





Une pince pour ouvrir les boîtes de sardines, un maillet, un baromètre art déco en bronze, une "coupe d'Hygie" ou "caducée des pharmaciens", et six petits tire-bouchons que voici :





De gauche à droite : 
- trois tire-bouchons à poignée de corne et laiton : probablement un Pecquet, peut-être un Coville et un Boué-Deveson,
- et trois à poignée de bronze : un Burel,  un autre au classique décor de pampres, attribuable à Boué-Deveson (mais fût de section carrée ?), le dernier à poignée à deux trous, type Martin, mais marqué Garnier.

Le marquage Garnier n'est pas fréquent. 
Gérard Bidault évoque ce nom dans son Dictionnaire du tire-bouchon français : "Fabricant pour des mèches à section carrée, montées sur les poignées du style Gagnepain ou Langlois [...] peut-être un mécanicien modeleur exerçant à Paris en 1884, 84 rue Oberkampf, à quelques numéros de l'atelier Langlois, sans aucune certitude."

En savez-vous davantage ?


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Je suis rentré heureux, pas vraiment plus pauvre, et du coup mon épouse m'a félicité pour ma sagesse (hum !) !



M


jeudi 27 novembre 2025

ÉLÉMENTS INÉDITS SUR LA COUTELLERIE THUILLIER-LEFRANT

 

Amis blogueurs, bonjour !


Dix années ont passé depuis la publication de mon article



Et ce matin, je reçois de nouveaux éléments intéressants sur cette coutellerie :

"Bonjour, 
Je viens de trouver dans les archives de ma maman une photo des objets fabriqués par cette usine lorsque mon grand-père Roger Falc'her en était le directeur, vers 1949-1950. Je vous la joins."



Productions Thuillier-Lefrant (document Erick Falc'her-Poyroux).


Un lien vers le site de l'auteur du commentaire, Erick Falc'her-Poyroux, éclaire ma lanterne : 
"Je suis né en 1964 à Nantes, en Bretagne, et l'Irlande est mon pays d'adoption depuis plus de 40 ans : J'ai rédigé ma thèse de doctorat en 1996 sur "L'identité musicale de l'Irlande" et j'ai traduit ou publié plusieurs livres sur l'Irlande.
J'ai également publié un livre sur les idées reçues sur les Beatles.
En grande partie grâce à ces deux passions, je suis un musicien éclectique et Professeur des Universités en études irlandaises et britanniques à l'université de Tours."


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Les Etablissements Thuillier-Lefrant


Erick Falc'her-Poyroux nous a joint deux autres photos  :
- une de son grand-père, Roger Falc'her, directeur de l'usine Thuillier - Lefrant, vers 1949-1950 :



Roger Falc'her


- l'autre photo reproduit une carte postale ancienne montrant une vue générale de Nogent :



Vue générale de Nogent (52)


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Nogent, mais quel Nogent ?


Historiquement pays de taillandiers, la ville de Nogent en Haute-Marne devient à la fin du XVIIIe siècle un important centre de coutellerie, notamment militaire (fabrique de sabres et de baïonnettes pour les armées révolutionnaires) et de cisellerie, particulièrement chirurgicale, ce qui lui a valu d'être surnommée "Nogent-les-Couteaux" au XIXe siècle. 
Nogent, du bas latin "Novigentum" signifie "village nouvellement créé". Ce nom désigne plusieurs villes françaises : Nogent-sur-Seine, Nogent-sur-Oise, Nogent-sur-Aube, Nogent-le-Rotrou, Nogent-le-Bernard et bien d'autres...

De là vient qu'on a parfois du mal à identifier la bonne ville, surtout quand elle a plusieurs fois changé de nom ! 
La nôtre, appelée Nogent-le-Roi sous l'Ancien Régime, est devenue Nogent-Haute-Marne sous la Révolution, avant de retrouver le nom de Nogent-le-Roi sous la Restauration,  pour finalement (?) adopter celui de Nogent-en-Bassigny, en 1890.


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Thomachot et Thuillier-Lefrant


Rappelons que l'entreprise Thuillier-Lefrant revendique une création en 1827. Cette datation semble cependant incertaine.
Un certain Thomachot aurait alors construit une usine de taillanderie à Nogent pour y fabriquer sécateurs et cisailles... mais ce Claude Thomachot (1836-?) est né trop tard pour cela. Il est clerc de notaire avant d'épouser l'héritière de la coutellerie Thuillier-Lefrant, coutellerie bien attestée à Nogent, au moins depuis 1860 :



Compte rendu de l'exposition industrielle, agricole, horticole de Saint-Dizier 1860. 
Le livre d'honneur des exposants. Journal La Haute-Marne. 


1863 : Claude Thomachot épouse Hélène Thuillier, fille de Claude Thuillier (1813-?) et de Geneviève Lefrant, patrons de la coutellerie Thuillier-Lefrant.
Depuis plusieurs générations, les Thuillier sont ou bijoutiers, ou couteliers-ciseleurs... ce qui explique peut-être la revendication d'une fondation de l'entreprise en 1827 ?
1872 : Henri, frère d'Hélène et héritier de la coutellerie Thuillier-Lefrant, décède à l'âge de 35 ans.
1876 : Claude Thomachot et son beau-père Claude Thuillier participent ensemble à une exposition à Philadelphie et y sont distingués pour les ciseaux de leur fabrication (Le Temps du 12 janvier 1877).
1877 : Claude Thomachot succède à son beau-père, mais conserve la raison sociale Thuillier-Lefrant. L'usine, construite au lieu-dit Côte-Taillée, à Nogent (Haute-Marne), prend le nom de Thuillier-Lefrant. 
1981 : un siècle plus tard, l'entreprise deviendra Outils P.A.M.



Vue de l'usine de taillanderie Thuillier-Lefrant, aujourd'hui Outils P.A.M.


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Et les tire-bouchons dans tout ça ?


La réponse serait plus facile si nous possédions un catalogue des Etablissements Thuillier-Lefrant, mais ce n'est pas le cas.
Un exemplaire d'un catalogue de 1932 est accessible sur le forum COUTEAUX DE POCHE ET DE COLLECTION avec le lien suivant :



Couverture catalogue N° 30 de 1932
(Forum Couteaux de poche et de collection)


On peut y voir beaucoup de cisailles, sécateurs, pinces, brucelles, ciseaux, greffoirs et outils de boucher... mais je n'y ai pas trouvé de tire-bouchon, ni même la magnifique boucheuse à crémaillère que j'avais été chanceux de trouver en brocante :




Le marquage "N° 31",  et non "N° 30", laisse cependant supposer que cette boucheuse a été fabriquée plus tardivement :




Et puis, rendons-nous à l'évidence : aucun tire-bouchon marqué n'ayant été retrouvé, il est quasiment certain que l'entreprise Thuillier-Lefrant n'en a pas fabriqué.


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Merci à Erick pour sa contribution, en espérant qu'elle suscite d'autres compléments sur la Maison Thuillier-Lefrant.



M
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