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Après celui consacré à la tournerie GROSFILLEX, voici un article consacré à celle de leurs voisins dans le village d'Arbent :
PIAVOUX ALFRED, puis PIAVOUX FRÈRES Manufacture de tournerie sur bois
Comme le précédent, cet article est le résultat d’un travail partenarial avec Bernard Devynck et Jo Garlet. Bernard a mis à notre disposition sa précieuse documentation et Jo a eu la chance de rencontrer à Arbent et de pouvoir interroger Annie Piavoux, descendante de la maison éponyme, et Monique Chenot, toutes deux anciennes salariées Grosfillex.
Preuve de son succès, dès 1892, l’entreprise fait sa publicité dans l’Annuaire-almanach du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration ou almanach des 500 000 adresses de Paris, des départements et des pays étrangers :
Annuaire-almanach Firmin Didot et Bottin réunis 1892 (Gallica)
Selon un article du journal Le Progrès, publié le 25 octobre 2015, l’entreprise, créée « pour répondre aux demandes des colporteurs […] et pour donner du travail en hiver aux paysans et forestiers locaux », se développe considérablement.
L’en-tête des documents commerciaux d’Alfred Piavoux, illustré des gravures de deux usines hydrauliques et d’une usine électrique, le confirme :
Toujours selon Le Progrès,
« Les ateliers implantés sur les rives du ruisseau Merdanson se sont servis du courant de l’eau avant de faire tourner une génératrice électrique au sein d’une microcentrale gratuite. […] En été, si l’eau était manquante, les ouvriers coupaient le bois, le stockaient et en hiver travaillaient dans les usines.
Leur rémunération était établie « aux pièces », Piavoux fournissant gratuitement l’énergie et le bois, les prix étant fixés article par article. Les coûts de revient étaient ainsi connus.
La compétitivité, tant recherchée actuellement, dépendait de l’adresse de chaque ouvrier.
Il y a eu jusqu’à 70 personnes employées en interne avec une centaine de sous-traitants à domicile. »
La tournerie est alors réputée pour ses fabrications de bobines, patères, boutons de porte, ustensiles de cuisine, maillets, poignées, manches d’outils…
Au décès d’Alfred Piavoux en 1913, Victorine, reprit la direction de la manufacture en association avec ses fils.
Dès 1922 cependant, la raison sociale évolue. Les trois fils survivants (Louis Charles Eugène est mort à Verdun en 1916), Clément, Raphaël, et Gaston, reprennent à leur tour l’entreprise familiale, sous la raison sociale Piavoux Frères, nom conservé jusqu’en 1963.
La relève est ensuite assurée par deux petits-fils, Georges (1920-1999), fils de Clément, et Jean (1933-2015), fils de Gaston, lesquels doivent faire face à la concurrence active de Grosfillex, dont la croissance est portée par le développement de productions en matière plastique. Georges et Jean Piavoux étant opposés à l'utilisation du plastique, leur manufacture ne peut que décliner jusqu’à sa fermeture effective en 1990.
Il pourrait s’agir du tire-bouchon publicitaire suivant, cependant il est difficile d’être complètement affirmatif, la mèche de celui-ci étant ronde et non tranchante :
L’identification est d’autant plus difficile que Jo Garlet a rapporté de sa visite à Arbent une photo de deux tire-bouchons assez différents, lesquels, selon Annie Piavoux et Monique Chenot, pourraient avoir été fabriqués par les tourneries Piavoux pour celui de gauche et Grosfillex pour celui de droite :
Nous ne pourrons aller plus loin aujourd'hui...
Merci à Bernard Devynck et Jo Garlet pour ce travail collaboratif et merci à Mesdames Annie Piavoux et Monique Chenot pour leur témoignage et l’aide qu’elles nous ont ainsi apportée.
M














































