Amis blogueurs, bonjour !
La canicule depuis une semaine, Norvège - France ce soir et, courageusement, le blog reprend !
Dans l’Extracteur N° 117 de décembre 2025, Bernard Devynck avait consacré un important article à la saga Rebattet – Baroche, concluant sur la nécessité de recherches complémentaires, notamment sur les périodes précédant et suivant cette association REBATTET et BAROCHE.
L’occasion a fait le larron : j'ai acquis depuis peu le volumineux Tarif-Album N°8 de F. M. Rebattet, document auquel nous n’avions accès jusqu’alors que sur le net, via Gallica ou le site https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/
Cet achat nous a décidés à reprendre ensemble les recherches sur l’histoire de l’entreprise.
"Tout pourrait commencer par la création d’un comptoir de quincaillerie en 1839 regroupant plusieurs sociétés : C. Dupont & Rebattet, Ducoudré & Guichard, B. Delaune et Verret-Truffault réunies", écrivait Bernard, il y a quelques mois.
Nous sommes donc repartis à la recherche de ces sociétés, "avant et après Rebattet & Baroche" pour aboutir à cet article à quatre mains :
LA SAGA REBATTET & BAROCHE... AVANT ET APRÈS :
Nous présentons ici la première partie de nos recherches :
"L'avant Rebattet & Baroche".
"L'après Rebattet & Baroche" fera l'objet d'un prochain article;
Et le catalogue et ses tire-bouchons attendront encore un peu !
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Première partie : "L'avant Rebattet & Baroche"
Une fondation en 1834... ou de Dessant à Eeckhout
1834 Dessant Auguste, dit Dessant Aîné est identifié comme propriétaire d'une "Usine à vapeur pour la fabrication de ferronnerie et couverts métal aciéré".
Son fils lui succède avant de s'associer avec Bernard Mathieu en 1867 :
Raison sociale : Société Dessant Fils et Mathieu
Objet : commerce de ferronnerie et articles de ménage
Siège : rue des Gravillers, 24, Cour de Rome, 9
1874 Bernard Mathieu reste seul.
Il communique sur sa fabrique de ferronnerie à Hirson (Aisne).
01.01.1874 Mathieu & Cie (Didot et Bottin)
1887 la société B. Mathieu est reprise par Lechevretel & Girot
Raison sociale : Lechevretel & Girot, successeurs
Siège : rue Saint-Martin,138 Paris
Objet : fabrique de soufflets et balais d’âtre, ustensiles de ménage.
L'association dure jusqu'en 1893.
1893 la société est dissoute avant reprise par Lechevretel & Eeckhout.
1893-1902 Lechevretel & Eeckhout.
Siège : 93-95 boulevard Richard-Lenoir
Objet : ustensiles de ménage.
01.01.1896 Lechevretel & Eeckhout
(Firmin Didot et Bottin)
1902 Lechevretel cède ses droits à Foubert.
La raison sociale devient Eeckhout & Foubert.
L’objet est conservé : vente d’articles de ménage en gros.
1913 – 1919 après le retrait de Foubert, E. Eeckhout reste seul gérant jusqu’à la vente à Dutrut, Bernier & Desrues.
Cette première ligne de sociétés semble hors sujet, mais elle est pourtant intéressante parce que sa fondation en 1834 sera revendiquée par Dutrut, Bernier & Desrues, les repreneurs de Rebattet et Baroche.
Entête Facture DBD 1935 (Document Bernard Devynck)
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Quincaillerie Benjamin Delaune et P. Jeanselme (1876-1891)
1871-1885 Benjamin Delaune et P. Jeanselme, commissionnaires, s’associent pour fonder la quincaillerie Delaune et Jeanselme, installée au 4 rue Payenne à Paris.
Définition du rôle du commissionnaire : aux termes de l’Article L. 132-1 du Code de commerce : Le commissionnaire est un intermédiaire de commerce qui agit en son nom mais pour le compte d'un commettant dans les limites du mandat qui lui est conféré et pour les opérations qui lui sont confiées.
Benjamin Jacques Delaune (1840-1902), négociant – propriétaire, épouse Marie Désirée Guérin en 1875 et en a une fille Marie Hélène Désirée : toutes deux seront victimes de l'incendie du Bazar de la Charité Dames le 4 mai 1897.
Nous ne savons rien de P. Jeanselme, lequel quitte l’association en 1885.
1885-1891 Benjamin Delaune poursuit seul, à la même adresse
1891 L’entreprise Delaune et Jeanselme est reprise par C. Dupont Ainé & F. M. Rebattet.
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Ducoudré et Guichard (1876-1885)
1876 Création de la société en nom collectif Emile Ducoudré & Armand Guichard, société commissionnaire, sise au 1 rue Saint-Claude, puis au 10 rue du Parc-Royal, à Paris.
Les deux associés demeurent à Paris. Emile Ducoudré était précédemment représentant de commerce et Armand Guichard (citoyen belge), employé de commerce.
La société Ducoudré & Guichard durera neuf années avant sa dissolution en 1885 et son rachat par C. Dupont Aîné.
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Verret-Truffault… ou Varret-Truffaut (avant 1882-1903)
01.11.1882 dissolution Varret-Truffault & Fils
(Journal des sociétés civiles et commerciales)
La quincaillerie Verret-Truffaut se maintiendra jusqu’en 1903, année de son rachat par Rebattet.
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Charles Louis Dupont ou C. Dupont dit Dupont Aîné (1887 – 1895)
Charles Louis Dupont (1856-1895) est recensé comme commissionnaire en 1884, puis comme négociant en 1887.
Entrepreneur actif, il reprend la société Ducoudré & Guichard en 1887, puis s’associe avec Félix Marie Rebattet en 1889.
01011890 Dupont & Rebattet (Firmin Didot et Bottin réunis)
Mais des décès précoces vont frapper la famille Dupont. Charles Louis Dupont a épousé Sophie Pauline Antoinette Ternisien (1862-1894) en 1884, et en a eu un fils : André Alfred Paul.
Cette épouse décède en 1894. Et Charles Louis Dupont ne lui survit que quelques mois : âgé de 38 ans, il décède le 11 janvier 1895 à son domicile 72, boulevard Richard Lenoir à Paris,
Le fils orphelin est alors adopté par une tante, sœur de sa mère, Marie Eugenie Louise Ternisien (1864-1943), et prend le nom de André Alfred Paul Dupont-Ternisien (1887-1947). Il ne suivra pas les traces de son père.
De son côté, Félix Marie Joseph dit Marius Rebattet (1860-1925) a épousé Jeanne Marie Toussaint (1866-1952) en 1866, qui lui a donné quatre enfants, mais deux sont décédés en bas âge et les deux autres ne lui succéderont pas.
Si C. Dupont est dit négociant en 1887, Rebattet se déclare encore comme employé de commerce, lors de la naissance de sa fille en 1892.
L’association en 1889 de Charles Louis Dupont et Félix Marie Rebattet aboutira à la réunion des sociétés précédentes :
- ensemble, ils sont successeurs des commissionnaires en quincaillerie Ducoudré & Guichard,
- repreneurs de l’entreprise de Benjamin Delaune vers 1891,
- puis Rebattet, resté seul, reprendra Verret-Truffault en 1903.
... la société Dessant (et successeurs) attendra la reprise de Rebattet & Baroche pour rejoindre le giron commun.
1892 la raison sociale devient : Comptoir Français de Quincaillerie C. Dupont Ainé & Rebattet, et le siège est fixé au 72 Boulevard Richard-Lenoir à Paris.
-/-
Rebattet (1895-1921)
Evolution de la raison sociale : Comptoir Français de Quincaillerie C. Dupont Ainé & Rebattet (1892-1895), Rebattet & Cie (1895-1907), puis F. M. Rebattet & Cie (1907-1921).
Au décès de C. Dupont en 1895 ses héritiers deviennent des actionnaires de la société rebaptisée Rebattet & Cie.
1895 est l’année de publication de l’imposant Tarif-Album N°8 du Comptoir Français de Quincaillerie RBT de F. M. REBATTET, objet d'un prochain article.
1895 Tarif-Album N°8 du Comptoir Français de Quincaillerie (relié 1907)
(document Marc Ouvrard)
Nous y reviendrons très bientôt et ces pages seront détaillées.
1903 reprise de la quincaillerie Verret-Truffault.
1909 dépôt de marques pour F. M. Rebattet & Cie : le logo à l’abeille et le sigle R.B.T.
Logo et marques R.B.T. déposées le 31.12.1909
1922 rachat de F. M. Rebattet par Baroche & Benouville.
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Mais là commence "L'après Rebattet & Baroche" : à découvrir dans le prochain article sur le Blog !
Et l'analyse du Tarif-Album N° 8 de Rebattet suivra très vite !
Merci Bernard, pour cette belle coopération !
M









































