Amis blogueurs, bonjour !
J'ai sous le coude depuis quelques semaines l'interview d'un personnage emblématique du Club Français du Tire-Bouchon : Loïc BAHUET !
Voici enfin cet article :
WHO'S WHO : LOÏC BAHUET
Loïc, lors de la Bourse d’échange du CFTB
Montpellier Octobre 2023
Loïc BAHUET est un personnage très engagé dans la vie du Club Français du Tire-Bouchon, une forme de mémoire vivante de l'association.
C'est notamment pour ces raisons que je me suis tourné vers lui pour une relecture de mon dernier livre avant de le confier à notre infographiste.
Les questions posées sont bien sûr assez convenues, mais elles ont pour objet essentiel de révéler la personnalité du collectionneur invité du jour.
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Question : Loïc, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Réponse : Je suis né à Niort dans les Deux-Sèvres, le 24 janvier 1968, d’une famille implantée sur un axe Vendée – Deux-Sèvres – Charente.
J’ai grandi et vécu à Niort jusqu’au baccalauréat puis je suis parti faire des études à Poitiers, à Tours puis à Bordeaux.
Je suis Docteur en Pharmacie et titulaire d’un DEA en Sciences Biologiques et Médicales, mais j’ai très peu travaillé dans ce secteur d‘activité. Je suis par ailleurs diplômé de l’IAE de Poitiers en administration des entreprises.
J’ai travaillé quelques années à Paris comme responsable administratif d’une société exerçant dans le domaine financier, puis j’ai été mandataire d’assurance et depuis une dizaine d’années je suis travailleur indépendant et conseille des particuliers en matière patrimoniale.
Je suis aujourd’hui célibataire, père d’une fille de 26 ans et je partage mon temps entre Niort (qui se trouve toujours dans les Deux-Sèvres) et l’Ile de Ré où mes parents ont eu la bonne idée de faire construire, il y a presque 50 ans, une maison de famille que certains membres du CFTB connaissent pour y avoir fait une dégustation d’huîtres et de vins blancs locaux à l’occasion de la bourse d’échange que j’avais organisée à La Rochelle en 2021.
Q : A l'origine d'une collection, il y a généralement un événement déclencheur : qu'est-ce qui t’a amené à collectionner les tire-bouchons ?
R : Mes premières pièces me furent offertes par ma mère, qui fréquentait régulièrement le salon des antiquaires de Bordeaux, pour décorer mon logement d’étudiant à côté d’autres objets liés au vin : affiches, bouteilles, étiquettes, livres…
Je n’étais alors qu’un entasseur et je ne devins un collectionneur que lorsque je fus admis au sein du CFTB et que je découvris l’étendue du sujet.
C’était à la fin de l’année 1999 et depuis ce temps-là, mon intérêt pour les tire-bouchons n’a pas faibli.
Congrès du CFTB, Paris Avril 2020, nous étions jeunes et beaux (!?)
Q : Combien de tire-bouchons estimes-tu posséder ?
R : Probablement plusieurs centaines et moins de mille.
Q. Te souviens-tu du premier tire-bouchon que tu aies acquis ?
R : Bonne question à laquelle je réfléchis depuis que tu m’as proposé de répondre à ce questionnaire… et dont je n’ai toujours pas trouvé la réponse. Je n’en ai donc plus la moindre idée !
Donc à défaut du premier, voici le dernier :
Le « Diamant » de PERILLE avec une poignée en corne.
Q : As-tu eu une préférence pour une catégorie de tire-bouchons ? Laquelle et pourquoi ?
R : C’est un de mes problèmes car je n’ai aucune préférence pour une catégorie de tire-bouchons et donc ma collection part dans tous les sens : j’ai donc probablement une collection variée à défaut d’en avoir une de qualité.
Quoi qu’il en soit, il est des tire-bouchons de (grande) valeur qui me laissent parfaitement indifférent et que je n’ai aucune envie de posséder et des tire-bouchons de faible valeur et/ou d’intérêt modeste qui déclencheront en moi un intérêt particulier et que je m’attacherai à posséder. Comme quoi en toutes choses, le cœur a ses raisons que la raison ignore !
Quelques figuratifs de la collection de Loïc
Les tire-bouchons figuratifs de valeur plus ou moins modeste me plaisent et j'en achète régulièrement.
Q : Ce qui confirme encore une fois que chacun collectionne - heureusement - à sa manière ! Et parmi tous tes tire-bouchons, lequel est ton préféré, et pourquoi ?
R : Je crois que je n’ai pas un tire-bouchon préféré mais ceux qui sont reliés à un évènement particulier et surtout à une personne particulière me reviennent en mémoire : l’improbable bilame breveté de Jacques COTTIER trouvé sur la bâche d’un pucier déballant sur un vide-greniers au fin fond de la campagne deux-sévrienne, mon exemplaire du TRAIFOR rapatrié d’Algérie par l’oncle de l’ami qui me l’a offert, les pièces achetées à des amis collectionneurs aujourd’hui disparus qui me rappellent leur souvenir lorsque je les prends en main...
Q : Quels lieux ont ta préférence pour acheter des tire-bouchons et lesquels conseillerais-tu aux nouveaux collectionneurs : salles de ventes, antiquaires, brocantes, Internet...
R : Je n’ai pas d’attirance pour les achats en ligne même s’ils sont devenus d’une grande importance puisqu’ils mettent le monde entier à la portée d’un clic.
Les achats en présentiel auront donc toujours ma préférence puisqu’ils permettent de prendre la pièce en main, d’échanger avec une personne placée en face de moi et donc d’avoir une interaction autrement que par l’intermédiaire d’un écran d’ordinateur.
Et au-dessus de tout, je place les achats effectués lors des manifestations organisées par les clubs de collectionneurs et plus particulièrement par le CFTB : offre abondante et de qualité, variété, diversité, partage d’expériences, complicité avec d’autres collectionneurs… Il n’existe ainsi pas d’autres lieux qu’un collectionneur, nouveau ou ancien, devrait fréquenter avec plus de régularité.
Q : Peux-tu nous raconter une ou deux anecdotes qui ont marqué ta vie de collectionneur : rencontre, scène de vie, trouvaille inespérée... ?
R : L’évènement principal de ma vie de collectionneur restera mon entrée au CFTB et donc les 25 années suivantes de joie et de plaisir partagés avec tous les autres membres. Ce club est indiscutablement, pour un collectionneur francophone, « the place to be » !
Et, pour offrir au lecteur de ce blog une anecdote précise : c’est la découverte fortuite de l’additif du 16 février 1850 au brevet français n° 8 729 de Pauline Eléonore MOGIN-NEBEL qui permit d’élucider, au moins en partie et jusqu’à plus ample informé, le mystère de la « pince DORDET brevetée ».
L'additif au brevet de Pauline Eléonore MOGIN-NEBEL
Si les membres du CFTB, lecteurs de la publication « L’Extracteur », savent de quoi il retourne... il ne reste plus aux autres qu’à s’inscrire au CFTB pour le découvrir et profiter plus généralement de toute l’information qui, depuis bientôt 30 ans, y est consciencieusement publiée.
Q: Que voici une belle incitation !
Mais pour en revenir à nos questions, nous avons tous constaté l'irruption du numérique dans notre quotidien de collectionneur : utilises-tu ces nouvelles technologies pour acquérir ou vendre ? ou bien utilises-tu l'informatique pour classer ta collection ?
Comme je l’ai dit précédemment, si j’utilise le numérique pour acquérir ou vendre des tire-bouchons c’est plus par obligation que par envie. Par contre je l’utilise, sans retenue, pour toutes mes recherches documentaires.
Par ailleurs, chose qui surprendra peut-être ceux qui me connaissent, je ne fais preuve d’aucune rigueur dans la gestion de ma collection ce qui doit faire de moi un collectionneur, au mieux, un peu bohême et, au pire, dilettante.
Q : Je suis effectivement surpris : Loïc, pour moi, est celui qui fait en continu le travail titanesque d'indexation de tous les articles publiés dans L'Extracteur depuis le premier numéro, pour mettre ces sources à disposition des membres du Club. Et toi, tu manquerais de rigueur ?
Une autre question, si tu veux bien : quel sens revêt pour toi le fait de collectionner ?
R : C'est assurément l’occasion de partager de bons moments avec les autres collectionneurs, notamment ceux du CFTB lors de nos deux rencontres annuelles, et de contribuer à la connaissance sur le sujet par des recherches, des études…
Pour la petite histoire, lors de la relecture de ton prochain livre, que tu m’as demandé de faire, je me suis aperçu que j’avais écrit dans « L’Extracteur », il y a quelques années, une belle ânerie. Ce sujet que je croyais clos est donc rouvert et devra faire l’objet d’une étude plus approfondie et probablement d’une nouvelle publication dans « L’Extracteur » (cela concerne le célèbre fabricant français PERILLE)… avec un mea culpa.
Q : Le savoir n'est heureusement jamais définitif, ce qui justifie et donne sens à la continuation de nos recherches !
Autre question rituelle : es-tu un « collectionneur vitrine » ou un « collectionneur placard » ? autrement dit, comment présentes-tu ta collection ?
R : Présentation calamiteuse qui me place dans la catégorie des « collectionneurs placard et honteux ».
Voici une photo de mes THOMASON en classement dit "vertical" :
Vitrine ou placard ?
Q : Collectionnes-tu d'autres choses ? Avec autant de passion que les tire-bouchons ?
R : Je ne collectionne que les tire-bouchons dans le sens où j’associe l’accumulation des objets à la connaissance à leur sujet.
Pour le reste j’accumule les éditions du Guide Rouge Michelin, les cartes postales des propriétés viticoles de Bordelais, des livres sur la gastronomie et le vin… les photos suivantes valent mieux qu'un long discours :
Entassement de Guides MICHELIN
Série, pas encore complète, de cartes postales
des Editions WETTERWALD Frères de Bordeaux,
consacrées à des châteaux viticoles du Bordelais
Q : Je sais que tu participes volontiers aux recherches d'informations d'autres collectionneurs (dont je suis) et que tu "alimentes" la revue du Club en dossiers très documentés. N'as-tu pas envie d'écrire à ton tour un ouvrage sur les tire-bouchons ?
R : Je n’ai qu’un seul media : « L’Extracteur », publication du CFTB. J’y ai donc, par le passé, publié des articles, j’en ai quelques-uns en cours et j’en écrirai certainement encore d’autres.
Tu as bien voulu le souligner, je tiens à jour l’index des « Extracteurs ». C'est un travail non négligeable qui, je l’espère, facilite la recherche d’informations dans les 113 numéros de cette publication et de quelques autres.
Par ailleurs, je réponds favorablement à tout type de sollicitation dans la mesure de mes capacités, de mes connaissances et éventuellement des mes disponibilités.
Q : J’ai souvent l’impression que tu es plus intéressé par les recherches que par les objets. Est-ce vrai ?
R : Après 25 années de collection, il faut bien que je me rende à l’évidence que je prends autant de plaisir dans la recherche documentaire, concernant les tire-bouchons et leurs à-côtés, que dans la possession d’une collection toujours plus grande… et lorsque j’arrive à relier les deux, le document d’archive et le ou les tire-bouchons liés, alors j’éprouve une satisfaction toute particulière.
L'INVINCIBLE, dans l'Extracteur n° 82 de mars 2016
La recherche documentaire sur "L'INVINCIBLE", sa publication dans L’Extracteur, puis l’achat de la pièce à Gérard BIDAULT, constituent un très bon exemple de ce qui me fait plaisir.
Q : On connait ton attachement sans faille au Club Français du Tire-Bouchon. Peux-tu rappeler pour les lecteurs de ce blog les fonctions que tu y as occupées ? Et appartiens-tu aussi à d’autres clubs de collectionneurs ?
R : J’ai été Président et je suis actuellement Trésorier du CFTB.
Je ne suis membre d’aucun autre club de collectionneurs et n’envisage pas de le devenir.
Q : Nous sommes aujourd'hui à un tournant de l'hélixophilie : la génération des fondateurs cède sa place à de nouveaux collectionneurs. Quel message passerais-tu à ces jeunes collectionneurs pour les aider dans leurs débuts ?
R : Lorsque je suis entré au CFTB j’étais un entasseur de tire-bouchons, d’envergure très modeste. Au contact des autres membres de ce club et grâce à la lecture de "L’Extracteur" et des livres publiés par les collectionneurs de différents pays, je suis devenu un collectionneur, probablement d’envergure toujours modeste !
Une personne, jeune ou moins jeune, qui estimerait aujourd’hui, grâce à l’information disponible en ligne et à la lecture des nombreux livres publiés sur le sujet, être un collectionneur et non pas un entasseur pouvant rester dans son coin, ferait, à mon avis, une grave erreur.
Je n’ai donc qu’un seul message à faire passer à un jeune ou moins jeune collectionneur : adhère au CFTB !
Loïc vous appelle !
Mais bien sûr, aucun rapport avec l'actualité ; comme le dit la mention légale :
"toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence" !
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L'interview se termine sur un compliment de Loïc que je n'ai pu qu'apprécier : "Merci pour ton travail sur ce blog".
Merci à toi surtout, Loïc, pour avoir répondu à mes questions et pour ta constante disponibilité !
M
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