dimanche 5 mars 2017

LES BROCANTES DE MARS : LE REDÉMARRAGE




Amis chineurs, bonsoir !

Avec le mois de mars, l'activité repart.

C'est donc des premières brocantes de mars que je vais vous parler.

"C'est en mars que le Printemps chante et que les rhumatismes augmentent"... dit, à point nommé, le proverbe !

Le mois de mars, chez nous, est le mois des giboulées, mais c'est aussi celui du redémarrage des puces régulières : Metz, Thionville, Arlon..

Alors, malgré une météo pas encore printanière, comment ne pas être au rendez-vous ?
Comment ne pas espérer des stands regarnis de beaux objets après trois mois d'interruption ?

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Averses et bourrasques de vent ont marqué les premiers jours du mois... jusqu'à ce samedi matin où le soleil levant nous a accompagnés jusqu'aux Puces de Metz. 
Les Puces ont lieu au parc des Expositions : nous y étions à l'abri... du soleil qui brillait ; deux heures plus tard, nous en ressortions sous une pluie battante !

Ce dimanche matin à l'inverse, nous sommes partis sous une pluie fine qui a sûrement découragé plus d'un exposant : les Puces d’Arlon ont lieu dans les rues - toujours venteuses - de la vieille ville. Et il n'a pas plu !


Dans les deux cas nous avons retrouvé cette ambiance que nous aimons : celle des brocanteurs complices, des "grandes gueules", des chineurs excentriques, des dangereux semi-professionnels qui achètent devant vous ce que vous cherchez pour mieux vous le revendre plus tard, la rencontre des amis - pas concurrents - avec qui on s'attablera pour déballer chacun ses trésors...
Metz, c'est aussi la place réservée aux particuliers, les objets alsaciens ou champenois, la clientèle internationale toujours présente.

Arlon ajoute à cette ambiance la note d'exotisme du pays voisin, mais étranger : les boîtes anciennes affichent les portraits des membres de la famille royale, le cristal  vient du Val-Saint-Lambert, les objets exotiques de l'ex-Congo Belge, la BD belge est partout... et les rapports humains sont empreints de courtoisie et de simplicité.

J'ai retrouvé à Metz mon homonyme, l'autre Marc, qui ne m'oublie jamais ; Véronique et Thierry qui apportent souvent des trésors champenois ; Alain, brocanteur voisin dont les marchandises envahissent maintenant l'usoir de son village ; Pascal et Valérie, chineurs pressés qui repartent quand j'arrive ; Françoise et Pierre-Michel qui arriveraient plutôt quand je pars ; Christian et Colette qui chassent en couple ; Fabrice et Patricia qui viennent aux Puces comme on va au spectacle...

Et ce matin à Arlon, ce furent l'ami Franz, roi - belge - de tous petits objets : briquets, ouvre-boîte, ciseaux, crochets à bottines, couteaux... et même parfois des tire-bouchons ; Joseph, colosse aux enclumes ; placide Jeannot à l'histoire de vie si difficile ; Vincent et sa sœur Marie, belles personnes au grand cœur ; Bernard et Nadine, avec qui nous avons partagé rillettes et fromage de tête...

Mais, me direz-vous, au fait, au fait : qu'as-tu trouvé ?


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Peut-être ai-je trop bavardé dans les allées - j'ai peut-être aussi trop écrit maintenant - mais ma récolte a été modeste :



Modeste récolte


A Metz, je n'ai acheté que cette belle publicité toilée pour les produits Dujardin, ainsi qu'une carte d'état-major centenaire qui n'est pas sur mes photos.
La publicité vante "les Auxiliaires du Vigneron à la Vendange" : mustimètres, tubes acidimétriques, thermomètres de cuves et autres tubes sulfuro-oenométriques... et constitue un témoignage historique en même temps qu'un bel objet de décoration.
La carte, au 1/80 000°, couvre la région de Coutances et provient de la Librairie Militaire de J. Dumaine 30, rue et passage Dauphine à Paris.


A Arlon, j'ai trouvé ce très beau "porrón" espagnol, pichet typique en verre soufflé, strié, foncé au pontil et qui doit remonter à la première moitié du XIXe siècle.



"Porrón" ancien soufflé à la bouche avec traces de pontil.


Wikipedia nous apprend ou nous rappelle que le "porrón" ou porron en français, comporte un bec qui se rétrécit jusqu’à devenir une petite ouverture. Il est conçu de manière que l'on boive de faibles quantités de vin, pour le savourer plus. Le porron permet le partage du vin, sans utilisation de verres, à la régalade : il n’entre jamais en contact avec les lèvres lorsqu’on boit.


J'ai trouvé aussi un "objet débat", probablement du XVIIIe siècle, à voir sa décoration.



Un coupe-bétel ?


Il était vendu comme "mâche-aliments pour personnes édentées", mais que je crois être un coupe-bétel, casse-noix spécifique à la noix d'arec ou noix de bétel. Mais peut-être m'en direz-vous plus ?


Last but not the least, j'ai acheté ce tire-bouchon de voyage anglais en argent :












Il est marqué d'un monogramme et de ce qui semble être le nombre 22, ainsi que de la mention STERLING.


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Mais au fond, je me demande si je n'ai pas préféré les rillettes ?



M




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