Amis blogueurs, bonsoir !
Les membres du Club Français du Tire-Bouchon ont reçu leur cadeau de Noël, L'Extracteur n° 117.
Un vrai plaisir : la revue, comme toujours, est de grande qualité !
Mais ce numéro apporte aussi un éclairage certainement définitif sur notre
Cf. aussi, notre second article :
Rappelons que le sujet concernait le marquage d'un tire-bouchon appartenant à un lecteur assidu, François Touzin :
Nous en étions arrivés à conclure que ce tire-bouchon avait été fabriqué par Jacques Pérille pour Jules Piault entre 1876 et 1879.
Mais nous n'avions pas plus réussi à découvrir qui se cachait derrière le "C" de J.C.P., qu'à expliquer de façon définitive le "H" de JHP.
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Jacques Courcelles Pérille
Dans un article qui vient de paraître dans L'Extracteur, Daniel Jallageas, membre du C.F.T.B., spécialiste de Pérille, et certainement lecteur du Blog des tire-bouchons, nous apporte les réponses :
- Daniel a su trouver que Jacques Pérille se faisait parfois appeler Jacques Courcelles Pérille, marquant même ses manches à gigot des lettres J.C.P. : cette explication est une véritable avancée ! Jacques Pérille ajoutait au sien le nom d'une personnalité du berceau familial, Joigny, sans que ne soit établi le lien familial.
C'est sous ce nom qu'il signe comme témoin au mariage de son frère cadet Benjamin Pérille en 1867, ou à celui de sa belle-sœur Mathilde Regniaud dix ans ans plus tard.
Mariage de Mathilde Regniaud, belle-sœur de Jacques Pérille.
(Document retrouvé par Daniel Jallageas).
Et c'est encore ce même nom qui est utilisé dans son avis de décès en 1903...
J.C.P. correspond, à n'en pas douter, à Jacques Courcelles Pérille !
- Et cette découverte renforce évidemment l'hypothèse que le "H" de JHP puisse correspondre à l'initiale du nom de jeune fille de sa mère, Madeleine Hattier...
JHP correspondrait à Jacques Hattier Pérille !
Merci à Daniel Jallageas !
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Les tâtonnements de Jacques Pérille en matière de marquage en témoignent, il cherchait à identifier au mieux ses fabrications.
- Le marquage "EXPOSITION" de son tire-bouchon à hélice en 1876, trop circonstanciel, n'était ni satisfaisant, ni durable.
- Le cercle dentelé et les initiales J.P. de Jules Piault l'auront vraisemblablement inspiré, comme en témoigne l'utilisation ultérieure du cercle dentelé, sauf qu'il lui était évidemment impossible de reprendre ces deux seules lettres "J" et "P", d'où probablement le "J.C.P."
- Le "compas d'or", enseigne de sa quincaillerie, a remplacé avantageusement la couronne de Piault.
- Et les trois lettres soudées "JHP" sur les indications mêmes de Jacques Pérille ne pouvaient appartenir qu'à lui !
Dépôt de marque du 26 février 1879 (INPI)
"La dite marque se compose des lettres J H P groupées comme ci-contre et pouvant être reproduites seules, ou en combinaison avec un cercle, un compas, etc ... etc".
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Il me reste à remercier tous ceux qui se sont efforcés de résoudre cette énigme, particulièrement François Touzin, Lionel Belhacène, Bernard Devynck et bien sûr Daniel Jallageas !
M





Chers amis,
RépondreSupprimerMille mercis à tous pour ces recherches qui ont permis d’élucider le marquage de cette hélice J.C.P. Je vous en suis reconnaissant.
En vous souhaitant une très belle et heureuse année 2026 pétillante de santé et bonheur tout le long.
François
Merci pour ce commentaire sympa, François ! Meilleurs vœux pour vous aussi. J'espère que nous aurons encore beaucoup d'échanges sur ce blog ! Amicalement, Marc
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