vendredi 13 mars 2026

ÉLECTROLYSE DU TIRE-BOUCHON "LE DÉSIRÉ"

 
Amis blogueurs, bonjour !


Je vous avais présenté il y a quelque temps ma façon de nettoyer des objets en fer par électrolyse et vous avais promis d'en montrer l'application à des tire-bouchons oxydés. J'ai réalisé l'expérience, et voici donc :

Le nettoyage par électrolyse d'un tire-bouchons "LE DÉSIRÉ", 

Le volume d'eau le permettant, je lui ai adjoint un fer de hache fortement oxydé et vous le présenterai aussi.


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Avant électrolyse : 


Ma photo (ancienne) ne rend pas suffisamment compte de l'oxydation profonde du tire-bouchon ; celle du fer de hache est davantage parlante.




J'ai plongé les deux objets dans le bain d'électrolyse, accrochés à des pinces crocodile et laissé agir pendant une douzaine d'heures :




Récupération du "DÉSIRÉ"



Le fer de hache a suivi. 
J'ai ensuite séché ces deux objets, je les ai brossés à la brosse métallique tournante, avant de les lubrifier et de les protéger avec un dégrippant multifonctions (WD40).


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Voici le résultat :




Le traitement me semble satisfaisant. L'état de surface est convenable : les objets sont débarrassés de leur rouille et protégés pour longtemps.







Le nettoyage révèle les défauts du métal, mais surtout les techniques d'assemblage utilisées : mèche soudée, goupilles limées après mise en place... 

Et les marquages ressortent mieux :
"LE DÉSIRÉ" Bté S.G.D.G, pour notre tire-bouchon,
- COULAUX & Cie, pour le fer de hache.


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Rappelons pour finir que le "DÉSIRÉ" est un tire-bouchon fortement "désiré" par les collectionneurs.
Il s'agit d'un modèle articulé très original, dont le brevet avait été demandé par Léo Debeaurain le 10 septembre 1919, brevet qui lui fut accordé le 20 octobre 1920 sous le n° 512-657. Léo Debeaurain avait déposé initialement le nom "TITAN" (décembre 1919) mais préféra finalement retenir celui de "DÉSIRÉ" pour le marché français et de "BUTLER" (Maître d'hôtel) à l'exportation.
Il est à noter que les demandes de brevet de Léo Debeaurain pour le "DÉSIRÉ" et de Jules Bart pour le "ZIGZAG" sont intervenues à sept jours d'écart seulement : 10 et 17 septembre 1919. Mais les "carrières" de ces deux tire-bouchons seront très différentes : rareté d'un côté, longévité de l'autre !

Et le marquage de notre hache, devenu lisible, permet l'identification du fabricant : en 1836, la manufacture d’Etat de Klingenthal (Bas(Rhin) céda la place à une entreprise privée dirigée par la famille Coulaux et qui produisit des faux et des faucilles ainsi que des outils pour toute la France, mais aussi l’Europe et l’Amérique.


Je vais continuer d'"électrolyser" !



M




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