mardi 24 septembre 2024

DE TRES BEAUX TIRE-BOUCHONS XVIIIe ET XIXe SIECLE EN VENTE A TOURS LE 5 OCTOBRE 2024



Amis blogueurs, bonjour !


L'automne vient d'arriver. Plus que six mois et ce sera le printemps.
Comme les hirondelles, les tire-bouchons doivent être des oiseaux migrateurs, en partance vers le Sud ? En tout cas, je n'en vois plus beaucoup dans nos brocantes et vide-greniers de ce mois de septembre !

Heureusement, la Bourse du CFTB approche : organisée par Rémy d'Oliveira et moi, elle aura lieu à Epernay en Champagne le 19 octobre prochain... nous en reparlerons.




-/-


Et puis, il nous reste les ventes aux enchères !
L'Hôtel des Ventes GIRAUDEAU, 25 Rue Joseph Cugnot à 37300 Joué-lès-Tours (France) dispersera en live le samedi 5 octobre 2024 à partir de 14 heures quelques très beaux tire-bouchons XVIIIe et XIXe siècles... lesquels devraient intéresser de nombreux collectionneurs.
Les descriptions qui suivent sont celles de la Maison Giraudeau, reprises sur le site Interenchères.








Pour les avoir longtemps tenus en mains, je peux assurer que tous ces tire-bouchons sont vraiment de grande qualité !
Le seul bémol à apporter par souci d'objectivité est que leur précédent propriétaire aurait mieux fait de conserver la patine du fer et de s'abstenir de les nettoyer, mais le pêché est "véniel".
Le commissaire-priseur, probablement pour encourager les enchères, a fixé des estimations basses. C'est le cas pour les lots 136 à 141, tous constitués de tire-bouchons français XVIIIe siècle. Parmi eux, la pièce maîtresse est certainement le lot n° 139, magnifique tire-bouchon muni de son protège-mèche !
C'est un tire-bouchon mécanique en fer forgé, à cage ajourée de deux ovales, richement ciselé de motifs feuillagés ; la poignée est en forme de balustre double ; le protège-mèche se termine par un bouton en bourgeon ; la mèche est une mèche archimédienne rapide.
Mais les lots suivants sont également très intéressants : le type Thomason est de petite taille (moins de 10 cm en position basse) et les trois derniers tire-bouchons ont des poignées magnifiquement ouvragées.


-/-


Quant à la petite bombarde (dernier lot), je la connais encore mieux, puisqu'elle m'appartient : c'est une bombarde d'accueil ou de feu d'artifice, fonctionnelle . Il suffit de la charger de poudre noire par la gueule, un évent permettant la mise à feu, d'où une détonation sans projectile.
En très bel état, elle est en bronze massif, décorée de filets imitant un cordage, ornée en relief de dauphins et portant l'inscription "DEFEHRT .F.CT. CE. 7 mars 1788", traduisons : DEFEHRT "l'a fait" (FECIT) 7 MARS 1788. 
Antoine Jean Defehrt ou De Fehrt, installé à Paris, Quai des Augustins, chez Barroy, libraire, a été graveur pour la famille royale et fut l'un des illustrateurs de l'Encyclopédie Diderot :
J'avais présenté ce bel objet dans un précédent article, cf. :

... j'espère que ma bombarde fera exploser les prix !!!


-/-


Voilà, peut-être vous parlerai-je prochainement des bouchons articulés ANRI... que je trouve plus souvent que des tire-bouchons !



M




mardi 17 septembre 2024

BRADERIE DE LILLE 2024



Amis blogueurs, bonjour !


Rentré hier de la Braderie de Lille, il est temps de vous en proposer un compte rendu très subjectif.

Exceptionnellement reportée de deux semaines en raison de l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 à Paris, événements majeurs et fortement mobilisateurs pour les services de sécurité, la Braderie de Lille s’est tenue du samedi 14 au dimanche 15 septembre 2024, soit hors vacances estivales et après la rentrée scolaire.
Le site officiel de la Ville de Lille évoque "une édition 2024 très réussie bien qu’exceptionnellement décalée de 15 jours". Il indique que "51 kilomètres d’étals de la Braderie de Lille ont accueilli 5 340 exposants, parmi lesquels 2 367 stands tenus par des habitants, 2 038 commerces participants, 545 stands de brocanteurs et/ou antiquaires."
Il est difficile d'y voir clair et impossible d'être objectif, mais nous nous rappelons que lors des éditions précédentes, on parlait plutôt de quelques 8 000 stands et 80 kilomètres de trottoirs.
Gageons que l'édition 2025 retrouvera le calendrier traditionnel et renouera avec les chiffres habituels.

2024 a été pour moi synonyme d'une longue marche, plus de 55 000 pas sur trois jours, le plus souvent au milieu d'une foule compacte : exténuant ... à moins peut-être que je ne vieillisse ?


-/-


Officiellement interdite avant le samedi 14 à 8 heures, et malgré les messages aux exposants et les menaces d'amendes, la braderie a commencé dès le vendredi (peut-être même avant ?) sur les bords de la Deûle et l'Esplanade : les habituelles ventes "au cul des camions" avaient lieu sur des stands déjà bien installés.



Vendredi matin, sous le soleil : l'Esplanade et la rive de la Deûle


Evidemment, la foule était plus dense les samedi et dimanche :



Quai du Wault, rue Nationale, boulevard de la Liberté


Le boulevard de la Liberté, noir de monde, ne concentrait que des stands de professionnels, parmi lesquels celui de l'ami Stéphane, "le" stand de tire-bouchons de la Braderie !
Evidemment, alors qu'on se croit perdu au milieu de la foule, on ne manque jamais de faire des rencontres étonnantes : les amis Nadia et Didier, Mathias, des brocanteurs lorrains, et même ma petite-fille...


-/-


Bon, je chinais, errant un peu, oublieux des tire-bouchons, pensant aux amis : un collectionneur de vélos, un autre de boîtes Napoléon III...



Tenues sportives très recherchées, boîtes de jeux Second Empire...


Je chinais, errant un peu, arrêté souvent par l'inattendu spectacle de la rue :



Bibendum Michelin, Kodak, moules et renards...


-/-


Ai-je trouvé des tire-bouchons ? 
J'ai décliné quelques prix vraiment trop élevés, acheté par défaut un Pérille à crémaillère et l'extensible Le Kidd pour leur petit prix ; on m'a offert l'hélice et le petit "robinet". Et j'y ajouté deux bouchons articulés ANRI :



Pas la fortune !


Mais je ne suis pas rentré bredouille pour autant :



Ma pêche lilloise


Deux curieuses dagues, une badine en rondelles de corne, quelques outils, une Vierge à l'enfant en terre cuite, un pied à coulisse de cordonnier, un pic à glace, une jauge de garde-pêche, une enclumette de bijoutier, quelques sceaux à cacheter et un objet insolite et non identifié.



Deux dagues (de chasse ?) aux lames curieuses



Un petit objet insolite (environ 10cm de long) : exercice de serrurier ?


Je suis évidemment preneur de toutes vos propositions concernant les dagues et l'objet insolite.


-/-


Voilà, c'était la Braderie de Lille 2024, comme je l'ai vécue ! 
Comment sera 2025 ??



M




mercredi 11 septembre 2024

MEETING 2024 CCCC, ICCA : IMPRESSIONS LONDONIENNES

 
Amis blogueurs, bonjour !


Il est des projets qui semblent irréalisables... jusqu'à ce qu'ils se réalisent !

J'avais reçu le 26 mai dernier  cette invitation au Corkscrew Open Day organisé sous l'égide du CCCC à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ICCA, le 29 août à Londres :

De : CCCC Quarterly Worme <quarterlyworme@telus.net>
Date: dim. 26 mai 2024 à 19:22
Subject: Invitation to CORKSCREW OPEN DAY in London, August 29th

CollectorCorkscrews.Com, the online corkscrew auction site, is hosting an Open Day for corkscrew collectors. The Open Day will be held at the Radisson Bloomsbury St Hotel in central London on Thursday,  August 29th.
CollectorCorkscrews.Com, administered by volunteer corkscrew collectors, all CCCC members, has been holding online auctions twice a year since 2008. To date our auctions have sold over 13,000 lots for almost $8 million. Most of you are registered on the site and many are regular users:  buying, selling or just checking the records of past sales.
We anticipate a strong attendance by British collectors and dealers together with ICCA members who will be meeting to celebrate the 50th Anniversary of their founding meeting in London in 1974.
Active participants at CollectorCorkscrews.com and members of the CCCC and European based corkscrew clubs, are also invited. We appreciate that distance is a big issue for a one-day event but London is well connected to Europe and this is a great opportunity to visit.

The program for the day, from 9:30am till 5pm, is:
·         Buy and Sell.  Dealers and collectors will have tables with corkscrew to sell.
·         Welcome and Morning Tea.
·         Show and Tell. Including a “Show and Ask” where a panel of world renowned experts will identify and appraise your mystery pieces.
·         Buffet lunch with refreshments: wine (with corks) and beer.
·         A live Auction of lots catalogued in advance or accepted into the auction on the day. (there will be no online bidding)
·         Drinks/Afternoon Tea

The day will be funded by CollectorCorkscrews.com. There will be no charge to attend; food and drinks are complimentary and there will be no selling fees.
It will be a great opportunity to catch up with old friends, and meet new ones, to learn more about your mystery pieces and buy and/or sell some corkscrews.
If you will be attending, please register now by completing the REGISTRATION FORM below and forwarding it to the event coordinator Ian Hunter:   ihunter.au@gmail.com
We look forward to seeing you in August!

Administrators (Barry Taylor, Tommy Campnell, Dick Clark, Maurice Dancer, John Morris, Ian Hunter)


-/-


L'invitation était arrivée deux jours seulement après mon anniversaire et je m'étais dit alors que ce serait pour moi un bien beau cadeau !
Mais nous attendions des visiteurs fin août : je ne pouvais donc pas imaginer de  participer à ce meeting CCCC / ICCA de Londres. 
La vie en a décidé autrement : la famille attendue n'est pas venue et nos enfants en ont profité pour nous demander de venir les voir à Paris... 
Paris-Londres, Londres-Paris, ce n'est qu'un aller-retour en Eurostar, alors imaginez le dialogue avec mon épouse... quelques minutes de réflexion lui suffirent pour me dire qu'elle m'offrait cette escapade londonienne, yes !!

François Touzin, le plus anglais de nos amis français, obtint de Ian Hunter que je puisse venir, bien que je ne sois pas inscrit.
Alors : taxi Uber, gare du Nord, anachronique douane, Eurostar et ses complications, gare de Saint-Pancras, métro londonien, traversée pédestre de Camden Town (pas de marché !) et Radisson Bloomsbury St Hotel ... j'y étais enfin !





-/-


L'accueil fut aussi chaleureux que simple ; le "buy and sell" avait commencé et les tire-bouchons mobilisaient plus l'attention que l'intrus de dernière heure ! 

Ian Hunter et François Touzin me présentèrent dans un tourbillon à beaucoup de grands collectionneurs venus du monde entier, avec lesquels j'avais souvent échangé sans jamais les rencontrer : Peter Borrett, Tommy Campnell, Jim Edgar, Bill Jarema, Jo L'Africain, Pol Lenzinger, Robert Leopardi, Gavin Maddock, Richard Stevenson, Barry Taylor, Fletcher Wallis... et tant d'autres qu'il est impossible de citer, qu'ils me pardonnent !
D'autres, membres actuels ou anciens du CFTB, m'étaient évidemment plus familiers : Joe Paradi, Irene et Reinhold Berndt, Véronique et Maurice Dancer, Muriel et Stéphane Terrières, Barbara Ellis, et aussi, dans le désordre, les Giulian, Vrijland, Masson, Mathieu, Schlesser, Biermann, Arnbjerg, Humpert, Peters, Chirescu...



Bourse et vente aux enchères


-/-


Les retrouvailles avec Reinhold Berndt méritent une place à part. Reinhold venait d'être élu au poste de "Right" de l'ICCA ! Être "Right", c'est mieux qu'être Président : c'est incarner le Droit, le Juste !




... un honneur et une mission qui ne pouvaient mieux convenir qu'à notre ami Reinhold, grand collectionneur, membre de plusieurs clubs, auteur et animateur infatigable du club allemand, le VKF !


-/-


La vente aux enchères suivit un déjeuner très agréable. Aidé de Muriel et Stéphane Terrières d'une part, de Véronique et Maurice Dancer d'autre part, je suivis les joutes de mon mieux - et de mon pitoyable anglais - admirant mon ambassadeur, François Touzin, et les organisateurs dont je n'ai pas toujours les photos :



François Touzin, Tommy Campnell et Barry Taylor à la manœuvre, 
Ian Hunter, Peter Borrett.
Mais Dick Clark, Maurice Dancer et John Morris 
manquent à cette galerie de portraits :


Et que de belles pièces ont circulé de mains en mains !



Eblouissant !




-/-


Il reste à vous dire que, venu inopinément, je n'avais pas apporté de tire-bouchons et que le coût de l'escapade a freiné mes ardeurs d'acheteur :




Je suis revenu avec un Copley, deux pisseurs - le marin de Georges Féret et le pisseur-briquet au canotier de Georges Gaspar - et un peu de lecture, mais surtout la tête pleine de beaux souvenirs !



M



vendredi 6 septembre 2024

LE TIRE-BOUCHON FACOM, NOUVEAUX ELEMENTS

 

Amis blogueurs, bonjour !


Des lecteurs m'ont apporté de nouveaux éléments sur le tire-bouchon FACOM, objet d'un précédent article :



Le tire-bouchon logoté de l'écrou ailé FACOM


-/-


Gérard, le premier, m'a proposé un lien vers le site marchand piecesetpneus.com, lequel propose le lot suivant, incluant notre tire-bouchon FACOM :




FACOM - Composition de 2 pinces étaux + 1 tire bouchon offert - 580.J221PF, pour un prix conseillé de 73,00 €.

Ce qui nous confirme que ce tire-bouchon était bien un objet offert en prime à des acheteurs d'outils FACOM.


-/-




De son côté, Jean-Marc, collectionneur d'outils et que ses voisins ont surnommé "Monsieur FACOM", me dit avoir vu sur Internet plusieurs objets publicitaires édités par FACOM, notamment des bouchons, des décapsuleurs et des sommeliers.  




Décapsuleurs et sommelier FACOM, vus sur Internet.


Mais il évoque aussi une boutique éphémère FACOM :

"Je dispose d'un bouchon (en forme de boulon) marqué de l'estampille boulon ailé et d'un tire-bouchon de type barillet, en forme de boulon, estampillé identique avec, pour chacun, sa boîte correspondante marquée FACOM, acquis à la boutique "éphémère" FACOM qui vendait par correspondance plein d'autres articles avec marquage. Cette boutique n'a existé que trois ou quatre ans, je n'ai plus souvenir des dates."



Boulon/bouchon FACOM




Tire-bouchon FACOM, type barillet


Ce dernier tire-bouchon a peut-être inspiré le créateur des modèles suivants ?


-/-



Un troisième lecteur, Fabien, qui m'avait également transmis le lien vers le lot de pinces-étaux (cf. première contribution), a en effet repéré sur le Net deux autres modèles de tire-bouchons marqués FACOM :





Publications Facebook
Gilles Reverdy 16 et 17 janvier 2019


Mais ces tire-bouchons n'étaient pas fabriqués par FACOM...
On reconnait là en effet des réalisations de l'ami Gilles Reverdy, présentées sur Facebook il y a quelques années. Gilles Reverdy aime en effet détourner des outils de marque pour leur "forger" une nouvelle vie. 
Il se présentait ainsi à l'occasion du salon de la Coutellerie de la Durolle :
"Je suis Menuisier-Ebéniste à Sury-en-Vaux (près de Sancerre) depuis septembre 1990, mais pour Noël 2012 ma femme a l’heureuse idée de m'offrir une semaine de formation chez Thierry Desnoix Coutelier Forgeron à Saint-Just... cinq jours avec un vrai Coutelier perfectionniste et passionné.
En Septembre 2012 c'est le début d'une nouvelle aventure: "Je suis Menuisier Ebéniste & Coutelier Forgeron".



FACOM revisité par Gilles Reverdy



Et quelles belles réalisations, notamment de couteaux et éléments de mobilier, sont depuis à l'actif du forgeron-ébéniste Gilles Reverdy !


-/-


Voilà, je crois que cette fois nous savons tout des tire-bouchons FACOM !
Merci à nos contributeurs.



M



lundi 2 septembre 2024

ENIGMA N° 80 : LE TIRE-BOUCHON DE GAUTHIER : ELEMENTS DE REPONSES

 

Amis blogueurs, bonjour !


Notre ENIGMA N° 80 : LE TIRE-BOUCHON DE GAUTHIER n'est pas vraiment résolue, mais des pistes sont proposées.



Au milieu d'un bric-à-brac, sur le sol, le tire-bouchon de Gauthier !


Un premier lecteur, resté anonyme, a pensé à un Pecquet ou, plus ancien, à un Trébutien, sans exclure une origine allemande :
"Cela pourrait être une production Pecquet : mèche ressemblante au 2044 ou avant Trébutien. Voire production allemande."

Quant à notre meilleur expert des productions Pecquet, Lionel Belhacène, il est formel :
"Pour moi, ce n'est pas Pecquet/Trébutien. La poignée n'est pas celle de ces fabriques. L'ornementation de tige non plus. Pour moi cela fait très allemand."

Il ne me restait donc plus qu'à compulser les livres que mon ami - et inspirateur de mes propres recherches - Reinhold Berndt a consacré aux catalogues allemands, livres présentés ici il y a déjà quelques années :




C'est dans le Tome 2, page 169, que je crois avoir repéré un frère sinon jumeau, au moins "faux jumeau" de notre tire-bouchon. 
Le catalogue, daté par Reinhold de 1910, est intitulé :

Erfurter Clichéfabrik 
C. Silber
Erfurt



Cf. n° 1061, en haut au centre


Le modèle 1061 est très voisin de la trouvaille faite par Gauthier : poignée, tige ou fût, mèche archimédienne :




L'exemplaire de Gauthier a la pointe quelque peu émoussée, mais la fabrication de ce modèle archimédien me semble vraiment allemande.
L'hypothèse de cette origine allemande est d'ailleurs très vraisemblable pour un tire-bouchon trouvé dans un village lorrain, région frontalière avec l'Allemagne.


-/-


Je ne sais pas si nous pourrons aller plus loin, mais la conclusion de cet article me semble aller de soi : référez-vous souvent aux livres de Reinhold Berndt !



M



lundi 26 août 2024

ENIGMA N° 80 : LE TIRE-BOUCHON DE GAUTHIER

 

Amis blogueurs, bonjour !


J'ai raconté ici il y a un an l'étonnante aventure hélixo-archéologique vécue par l'ami Patrick Bordat : trouver, enterré dans son jardin, un tire-bouchon vieux d'un siècle !
Le tire-bouchon dormait là, attendant patiemment son Prince Charmant, et ce fut Patrick, grand collectionneur, qui le réveilla !
Cf.

Un aventure un peu semblable vient d'être vécue par Gauthier, jeune ami passionné de brocante. 

Pourrez-vous nous aider à identifier sa trouvaille ?


-/-


Ayant acheté lors d'une brocante de village deux vieux vélos à une mamie meusienne, Gauthier est retourné les chercher deux jours plus tard. 



Les vélos : le premier est manifestement un vélomoteur... sans moteur !


Les vélos étaient entreposés dans une de ces granges qu'on appelle ici "granges cathédrales". Elles sont en effet aussi hautes et larges que profondes. Ces granges servaient à tout : stocker les récoltes, entreposer le matériel agricole aussi bien que des ferrailles, abriter poulailler et clapier... un coin servant généralement d'atelier, avec un établi chargé d'outillage, de bricolages à effectuer un jour peut-être, d'objets abandonnés au milieu d'une tentative de réparation. Après le décès du maître des lieux, la poussière et les toiles d'araignée ont progressivement recouvert à peu près tout, tandis que le temps faisait son œuvre, favorisant l'oubli...
La nouvelle propriétaire avait envie de débarrasser le plus possible : ça tombait bien, Gauthier est aussi curieux que perspicace. Avec l'accord de cette dame, il a donc entrepris un tour des lieux, jusqu'à explorer le coin atelier, au sol en terre battue. 
Et c'est là, entre une marmite, un panier, des harnais, du grillage à poules... qu'il a aperçu un tire-bouchon pourtant loin des regards !




Gauthier ne pouvait faire moins que l'acheter, au milieu d'un lot de brocante et bien sûr il me l'a offert pour le prix d'un café !

Le voici dans son jus :




L'oxydation empêchait de voir si ce tire-bouchon était marqué. Je lui ai donc fait un brin de toilette et le voici un peu plus tard :




Pas de marquage, une poignée peut-être en bois de palissandre et une mèche archimédienne.


-/-


Avez-vous une idée du fabricant ? Je ne manquerai pas de publier vos propositions... et je vous offrirai volontiers un café !



M


lundi 12 août 2024

UN TIRE-BOUCHON FACOM


Amis blogueurs, bonsoir !


Possédez-vous un tire-bouchon Facom ?



Mon tire-bouchon, posé sur le catalogue Facom.



Beaucoup d'entre vous connaissent, au moins de nom, Facom, la marque d'outillage française créée en 1918 par l'ingénieur Louis Mosés. Facom est l'acronyme de "Franco-américaine de construction d'outillage mécanique".


-/-


Empruntons à Wikipédia, la présentation et l'histoire de l'entreprise :


Louis Mosès et la clé à molette "101"


Louis Mosés était ingénieur des Arts et Manufactures, ancien nom de l'École Centrale Paris, désormais CentraleSupélec. Alors que la première guerre mondiale approchait de son terme, notamment grâce à l'aide américaine, il installa dans des locaux familiaux, près de la gare de Lyon, au cœur de Paris, un atelier où travaillent dix ouvriers pour la fabrication d'une nouvelle clé à molette inspirée des modèles du fabricant français Lachèze. Son objectif était de proposer son unique outil aux entreprises de mécanique industrielle et des chemins de fer, une clef à molette de trente centimètres de long, aux deux mâchoires arrondies, qu'il veut rebaptiser la "clé 101" ou "Madame 101".
Facom reste réputée pour la robustesse et la garantie de ses produits chez les professionnels de la maintenance des matériels de travaux publics, la réparation automobile, l'aéronautique, l'électricité, l'électronique ou la maintenance industrielle. Parmi les gammes les plus représentatives, on peut citer les clefs, tournevis, cliquets et douilles, scies, marteaux, boîtes à outils, maillet, outils spéciaux pour l'automobile ou l'aéronautique.

L'entreprise étend sa gamme d'outillage durant l'entre-deux-guerres. Le marché aérien se développe et Facom établit des relations suivies avec Air France dès 1933. À cette époque, plus de 500 références sont proposées sur le catalogue. Facom dédie son premier logo du "boulon ailé" aux deux secteurs mécaniques en pleine expansion : l'automobile et l'aéronautique. En 1937, apparaissent les premières clés chromées, signe luxueux du haut de gamme visé, alors qu'elles étaient auparavant juste "brunies".
Durant la Seconde Guerre mondiale, Facom réussit à préserver ses acquis et son potentiel industriel, ainsi que ses ouvriers.


André Mosès et la garantie à vie !


André Mosès, le fils du fondateur de l'entreprise, lui aussi sorti de l'Ecole Centrale, entre au sein de l'entreprise, pour en devenir ensuite président en 1945. Lui et son équipe mettent sur pied le nouveau catalogue Facom, les premiers camions de démonstration, la politique d'intéressement du personnel, le contrôle de gestion et, en 1952, la garantie à vie des outils, gage de qualité qui établira la réputation de la marque.
L'entreprise bénéficiera ensuite de la forte expansion économique suivant le conflit mondial ; les innovations se multiplient et les ateliers sont automatisés. Lors des Trente Glorieuses, Facom obtient une « progression moyenne du chiffre d'affaires de 13% par an pendant ces trois décennies et une multiplication par quatre de la production d'avant-guerre ». La société explore le marché de l'exportation en Europe du Nord, sur le pourtour méditerranéen, dans une moindre mesure en Amérique du Sud, en Asie du Sud-Est et en Afrique.
En 1956, Facom s'agrandit et installe une forge puis l'ensemble de ses structures à Villeneuve-Le-Roi, près d'Orly ; 460 personnes y travaillent.


Philippe Zoummeroff, le petit-fils et l'entrée en bourse


En 1958, le petit-fils de Louis Mosès, Philippe Zoummeroff, jeune ingénieur avant de devenir collectionneur et mécène, reprend la direction de Facom, qu'il conservera jusqu'en 1990.
Facom devient la plus grande entreprise de son secteur d'activité dans les années 1960 et se développe sur le site industriel d'Ezy-sur-Eure, puis celui de Nevers, alors que le siège social et le magasin central s'installent à Morangis en 1970. En 1971, l'entreprise entre en bourse à Paris... elle u gagne en financement, mais devient aussi "opéable".
À partir des années 1970, Facom s'implante à l’étranger avec des filiales belge et allemande, suivies par les filiales italienne en 1971, anglaise et hollandaise en 1977, suisse en 1981, américaine en 1982 et espagnole en 1988. Cette conquête de nouveaux marchés, principalement en Europe, Facom l'obtient par croissance interne ainsi qu'en faisant l'acquisition de concurrents dans les pays où elle s’implante. En 1983, on reconnaît à Facom le rang de numéro un européen de l'outillage à main (9 % des parts de marché), avec une troisième place sur le plan mondial.


1999, 2006, 2017 : les fusions et absorptions


En 1999, le holding de Marc Ladreit de Lacharrière lance une OPA surprise sur Facom et l'entreprise passe dans le giron du groupe Fimalac pour 610 millions d'euros. La fusion n'est pas une réussite et sept ans plus tard, Facom est cédée à l'Américaine Stanley Works pour 410 millions d'euros.
En 2009, Stanley Works absorbe Black et Decker et la société prend le nom de Stanley Black & Decker, avec siège en Grande Bretagne.
Le 5 septembre 2017, Facom est absorbée par Stanley Black & Decker France et dissoute. Elle réalise cette année-là 160 millions d'euros de chiffre d'affaires dont presque 80  % en France.
Le catalogue Facom tire à 600 000 exemplaires, dans 12 langues différentes, et regroupe plus de 7 000 références sur près de 880 pages ; il est diffusé gratuitement par les 5 500 distributeurs répartis dans le monde.


Le tire-bouchon Facom


Et le tire-bouchon, me direz-vous ?
Je possède depuis des années un imposant catalogue Facom, daté de l'année 1973, et y ai souvent fait appel pour retrouver des références, récemment encore pour une "batte à planer" et un marteau "postillon", outils de carrossiers et de chaudronniers.





Mais je n'y ai jamais vu le moindre tire-bouchon !
Et pourtant, le fils d'un ami, embauché comme commercial dans l'entreprise, m'a offert ce tire-bouchon :



Un habillage caractéristique de l'outillage Facom,
... mais ce tire-bouchon est-il garanti à vie ?



-/-



Selon toute vraisemblance, l'objet n'a jamais figuré au catalogue. Est-ce un projet avorté ? ou une fabrication destinée à être offerte aux clients et collaborateurs ?

Vous saurez peut-être me dire ?



M


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...